La lettre de la SODEA numéro 64, avril 2001
L'activité vitivinicole : une intégration totale[ Retour à la liste des lettres ]
Afin de renforcer sa structure et mieux valoriser ses produits, la SODEA a adopté, depuis sa création, une stratégie d'intégration verticale par le biais de participations dans plusieurs sociétés et coopératives relevant du secteur agro-industriel.

La nécessité de cette valorisation intégrée de sa production était déjà ressentie avant même l'avènement de la société. En effet, dès octobre 1972, en même temps que les terres de l'Etat, la SODEA héritait de tout un potentiel de conditionnement et de transformation que l'on appelait "Les biens accessoires au fonds foncier".

Ces filiales héritées, au nombre de 9 alors, intéressaient presque exclusivement les secteurs "Agrumes" et "Raisin de cuve", produits devant passer impérativement par un conditionnement ou une transformation préalable à leur commercialisation. Ce transfert se justifiait amplement étant donné la part importante que représentaient les terres données en gestion à la SODEA dans la production nationale de ces fruits (40 % pour les agrumes et plus de 80 % pour les raisins de cuve). Il s'agissait de :
 AGRUPAC, ART et MABROUKA pour le conditionnement des agrumes ;
 AIT SOUALA, SCVM et BENI SNASSEN pour la vinification ;
 CHARIKA et DORMOY pour le conditionnement et la commercialisation des vins ;
 CFPM pour le conditionnement des fruits et primeurs de Marrakech

Cette dernière entité jouait surtout un rôle de régulateur de marché, permettant à la SODEA d'échapper aux trop fortes fluctuations des prix des abricots et olives ; mais elle était également un moyen efficace pour valoriser ces deux produits.

Au cours de son histoire, le complexe agro-industriel gravitant autour de la SODEA a évolué en même temps que les impératifs structurels et les volumes de la production, si bien qu'il a pu voir apparaître de nouveaux domaines de valorisation (FRUMAT pour le jus, SODEVI, SINCOMAR, …) mais aussi subir une sous-exploitation, voire une fermeture de certaines unités.

Toutes nos filiales s'inscrivent dans un contexte de complémentarité et d'intégration étroite avec nos activités. C'est la raison pour laquelle, nous souhaitons faire plus amplement leur connaissance et leur réserver, de temps en temps, les colonnes de notre journal.

Honneur à nos principales filiales vitivinicoles et au rôle stratégique qu'a joué et que joue toujours la SODEA pour leur maintien et pour la sauvegarde de la viticulture nationale. En effet, ces entités constituent un outil indispensable pour valoriser nos efforts de production et de mise en valeur. Bien qu'actuellement sous-exploitées, ces filiales sont dans l'ensemble bien équipées mais nécessitent encore des investissements supplémentaires pour renforcer l'amélioration de la qualité des produits.

Un grand pas a été franchi depuis ces dernières années dans la maîtrise de la gestion de ces filiales et nous ne pouvons que nous féliciter d'avoir pu préserver cette infrastructure de transformation. Toutefois, l'effort de mise en valeur viticole doit reprendre pour améliorer la productivité de ces filiales et la compétitivité de ce secteur qui n'est pas à l'abri d'une concurrence agressive suite au démantèlement douanier qui est en train de s'opérer progressivement.
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