| L'agrumiculture à la SODEA, une problématique | [ Retour à la liste des lettres ] | ||
Occupant 11 % de la superficie nationale agrumicole et 16 % de la superficie en gestion directe de la SODEA, les agrumes, avec 8 209 ha, contribuent pour environ 50 % au chiffre d’affaire de la société. Cette contribution est réalisée à 90 % à l'exportation. Ce secteur constitue, de ce fait, le pilier central de la stabilité économique et financière de la société et fait d'elle une entreprise à vocation exportatrice.Depuis le démarrage de la politique de restructuration de la SODEA à nos jours, le secteur agrumicole a réussi à maintenir son niveau de production, d'exportation et sa part dans le chiffre d'affaires de la société. Ces "performances", toutefois relatives, sont la conséquence de l'entrée en production des jeunes plantations, de la mobilisation du personnel, du renforcement de l’encadrement, et de la rationalisation de la gestion technico-économique du secteur. Cependant, ces résultats ont été obtenus dans des conditions d’exploitation défavorables marqués par : - une diminution constante de la superficie, suite aux opérations d’arrachage et de cession, - la dégradation de la structure d’âge du verger, qui a conduit, au fil des ans, à une baisse de la productivité et de la qualité des fruits de certaines parcelles trop âgées, - la non reprise des investissements requis en matière de plantations et d’équipements. Ces résultats auraient été d’un autre niveau si des solutions adéquates avaient été apportées à la crise financière que vit la société depuis 1992, et qui auraient permis la reprise des investissements qui s'impose avec force pour le secteur des agrumes. En effet, il est intéressant de souligner que, là où la société a pu mobiliser un minimum d’investissements, les niveaux de productivité et de rentabilité ont été 2 à 3 fois supérieurs à la moyenne. Le cas de la région de Souss, pour laquelle cet effort a pu être consenti, est édifiant à cet égard. Dans le but de palier ces insuffisances et permettre aux plantations d’exprimer leur plein potentiel, surtout en ce qui concerne les jeunes plantations, un contrat programme a été signé fin 1996 entre la SODEA et l’Etat. Celui-ci n’a pu, malheureusement, jusqu’à présent être mis en exécution dans toutes ses composantes. Le retard dans sa mise en œuvre, d’une manière intégrale et concomitante de toutes ses clauses, ne pourra qu’entraîner une accélération de la dégradation de nos vergers d'agrumes qui ont donné tout ce qu'ils pouvaient et qui glissent doucement sur une pente dangereuse. A terme, ce patrimoine pourrait être réduit à moins de 4 000 Ha, avec toutes les conséquences que ce scénario aurait sur l'équilibre socio-économique, déjà précaire, de la société. |
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