| L'abricotier à la SODEA | [ Retour à la liste des lettres ] | ||
L'abricot, qu'il soit consommé frais, en conserve ou séché, est synonyme de dessert de choix. En effet, ce petit fruit à la peau velouté et à la pulpe juteuse et savoureuse, s'il ne peut garnir longtemps nos plateaux de fruits vu sa maturité regroupée, a su conserver toute sa saveur et ses arômes dans la transformation : oreillons, pulpes, confitures, pâtes confites, nectar, jus,…Cette diversification des débouchés fait de l'abricot un fruit "porteur" qui mérite toute notre attention.Occupant 13.850 ha en 1997/98, l'abricotier a trouvé dans l'environnement continental de notre pays sa zone de prédilection. Plus de 65 % de son patrimoine se situent dans la zone du Haouz, les meilleurs rendements étant obtenus à El Kelâa (18 T/Ha). Si cette grande concentration de l'abricotier offre l'avantage de la proximité d'une infrastructure de transformation, elle constitue en outre un handicap en cas de perturbations climatiques ou d'incidents dans l'itinéraire technique (attaque de parasite, insuffisance d'eau). Ceci affecte alors lourdement la production nationale et toute la rentabilité de l'espèce au niveau du producteur et du tissu industriel qui s'y greffe en aval. Cette situation est d'autant plus alarmante que le verger national est à plus de 80 % monovariétal (Canino), ce qui ne permet pas d'étaler les récoltes, et qu'il est issu d'une gamme de porte-greffe très restreinte. Tous ces facteurs, conjugués à des itinéraires techniques souvent mal adaptés, expliquent l'irrégularité de la production de l'abricotier et aggravent encore davantage la tendance à l'alternance de l'espèce. Devant de telles considérations, le secteur de l'abricotier doit être repensé avec une vision novatrice, ce qui suppose : L'utilisation de plants certifiés garants d'une meilleure productivité. L'optimisation de la conduite du verger qui doit débuter par un meilleur encadrement du producteur. L'introduction de nouvelles variétés et porte-greffe pour d'une part élargir le calendrier de récolte et obtenir une plus-value à la transformation (oreillons, fruits secs), et d'autre part disposer d'un matériel végétal résistant ou tolérant au capnode qui constitue, pour les rosacées à noyau, un véritable fléau national. L'intégration de toute la filière production - transformation - commercialisation pour une meilleure valeur ajoutée du produit, ce qui suppose une certaine cohérence entre les différentes institutions qui participent au développement de la filière (instituts de recherche, producteurs, industriels et organisations professionnelles). |
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