| La récolte des agrumes | [ Retour à la liste des lettres ] | ||
La mondialisation et les impératifs économiques actuels imposent aux producteurs marocains d’être compétitifs et de présenter sur le marché une production de qualité. Le secteur des agrumes qui constitue une richesse pour notre pays, puisque leurs exportations rapportent annuellement entre 2,5 et 3 milliards de dirhams de devises, doit plus que jamais répondre à cette exigence s’il veut conforter sa position dans la compétition économique internationale.Cependant, pour une production de l’ordre de 1,2 millions de tonnes, le Maroc exporte seulement entre 450 et 600 mille tonnes d’agrumes chaque année alors que le marché mondial pourrait absorber, d’après le plan agrumicole national de 1997, plus de 800.000 tonnes d’origine Maroc. Ce taux d’écart qui a représenté, en moyenne sur 10 ans, 56 % de la production, est trop élevé et constitue un handicap majeur pour la valorisation de nos agrumes. Réduire ce taux rien que de 10 %, c’est déjà garantir 120.000 tonnes de plus à l’export, c’est dire l’importance à accorder à ce sujet. L’aspect externe est un facteur déterminant pour apprécier la qualité des fruits d’agrumes. En effet, tous les fruits présentant une anomalie sur l’écorce seront automatiquement rejetés de la chaîne à l’exportation. Chaque année, plus de 40 % de la production livrée aux stations de conditionnement sont écartés pour défaut de qualité, les proportions variant d’une façon conjoncturelle suivant les années, les zones de production et les variétés. Or, il s’est avéré qu’une grande part (plus de 30 %) des écarts en station est due à la mauvaise maîtrise de l’opération récolte alors qu’une attention plus soutenue à ce niveau pourrait se faire sans un effort financier supplémentaire. Les autres causes de ces écarts sont nombreuses et liées généralement à l’itinéraire technique (donc maîtrisables) ou aux aléas climatiques. Cet article que nous vous proposons a pour objectif de sensibiliser les producteurs sur le contrôle des écarts en abordant, plus particulièrement, l’opération récolte qui constitue une étape cruciale de laquelle va dépendre le bon déroulement de l’ensemble des autres opérations. Il est certain que la même attention doit être accordée tout au long de la filière (conditionnement, emballage, conservation, transport) car rien qu’au niveau du conditionnement, on estime parfois les pertes de freintes et voiries à 5 % de la production, ce qui représente un manque à gagner important. Une collaboration étroite est donc nécessaire entre les différents intervenants de la filière afin de mettre en place des campagnes de vulgarisation et de sensibilisation aux normes de qualité. Il est impératif de démontrer aux agrumiculteurs qu’ils peuvent améliorer leurs recettes grâce à une meilleure qualité de leur production sans pour autant engager de gros frais mais seulement en faisant preuve d’un peu plus de vigilance. |
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