| Le pommier à la SODEA | [ Retour à la liste des lettres ] | ||
Le patrimoine national en rosacées fruitières s’est particulièrement développé au cours de ces trois dernières décennies. En effet, la conjonction de facteurs favorables a constitué un véritable engouement spéculatif envers la création de vergers ce qui a abouti à un saut quantitatif très important des superficies avec des résultats plus ou moins heureux selon les espèces, les régions et les producteurs.Arbres exigeant une période de froid hivernal, c’est donc tout naturellement dans nos zones de montagne et à leur périphérie qu’ils ont trouvé où s’épanouir. Si l’on exclue l’amandier, la superficie occupée à ce jour par les autres fruits des rosacées s’élève à plus de 60.000 ha partagés entre le pommier (28.000 ha), l’abricotier (14.100 ha), le prunier (7.000 ha), le pêcher-nectarinier (3.900 ha), le poirier (3.600 ha) et autres (cognassier, cerisier, néflier). Le pommier qui occupe près de la moitié de cette superficie a vu son verger tripler en 15 ans. Sa production moyenne annuelle est de 270.000 tonnes, caractérisée par une palette variétale très étalée (précoces à tardives) mais dominée par le groupe Golden. L’enrichissement variétal a permis de développer également cette culture dans des régions de plateaux et de plaines. Le patrimoine pommier à la SODEA (374 ha) a été constamment enrichi par des introductions progressives de variétés adaptées aux conditions pédo-climatiques de nos zones de production. Il bénéficie de l’itinéraire technique adéquat et génère chaque année des recettes importantes, ce qui a justifié ces quelques pages de notre journal. L’euphorie observée pour les fruits des rosacées au Maroc ne doit pas pour autant éclipser les contraintes réelles qui se posent tant en amont qu’en aval de la production : un matériel végétal peu performant, des itinéraires techniques mal adaptés, un manque d’organisation des producteurs, une insuffisance en moyens de stockage et de conservation. D’autres critères fondamentaux induits par les accords du Gatt imposent une nouvelle vision du secteur qui doit de plus en plus tenir compte de la productivité, de la qualité et de la compétitivité. Les différents opérateurs de la filière seront obligés d’évoluer s’ils veulent rester compétitifs, ce qui suppose l’utilisation d’un matériel végétal authentique, l’optimisation de la conduite du verger, la maîtrise de la conservation et de la transformation et une mise sur le marché adéquate. La réponse à ces thématiques fruitières fait intervenir différents instituts et opérateurs qui doivent d’une manière synergique conjuguer leurs efforts pour aboutir aux objectifs recherchés. |
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