| L’amandier à la SODEA | [ Retour à la liste des lettres ] | ||
Originaire d’Asie occidentale et plus spécialement des régions montagneuses de l’Afghanistan, la culture de l’amandier remonte à la plus haute antiquité : elle existait déjà en Grèce 3 à 4.000 ans avant J.C. L’amandier est un arbre extrêmement robuste qui est capable de résister à de grands froids, supporter des chaleurs élevées et des sécheresses prolongées. Il n’est donc pas étonnant s’il constitue la deuxième spéculation arboricole cultivée au Maroc après l’olivier.Sa superficie s’élève à plus de 126.000 ha et, de par sa rusticité, il se trouve surtout localisé au niveau des zones de montagne, ainsi que dans les régions sud du pays. Cependant, ce premier messager du printemps qui survit là où d’autres arbres périraient ne peut, évidemment pas, dans des conditions de vie aussi dures, engendrer de grosses récoltes et surtout des récoltes régulières. En effet, cet arbre est surtout conduit en culture extensive, en défense et restauration des sols, et ses rendements restent largement tributaires de la pluviométrie. Sa production moyenne oscille entre 30 à 40.000 tonnes par an. Marcona reste la variété dominante avec ses pollinisateurs mais, depuis peu, les variétés Ferragnès et Ferraduel commencent à prendre une part importante dans la gamme variétale de l’amandaie marocaine. La SODEA intervient dans ce patrimoine national avec une superficie de 582 ha, concentrée à 86 % sur le plateau du Saïs. Même si sa contribution est modeste en terme de superficie, son rôle est loin d’être négligeable. En effet, en plus de ses actions de production et de valorisation de ce petit patrimoine qu’elle a créé entièrement, la SODEA, par son expérience en matière de conduite de l’amandier, sert de support pédagogique et de champ expérimental à la formation des expertises et vulgarisateurs de différentes DPA. Elle a également lancé en 1995, en collaboration avec la DPVCTRF, un programme de production de plants certifiés d’amandiers pour promouvoir ce secteur par l’introduction de variétés hautement productives, de plants sains et authentiques, seuls garants d’une arboriculture performante. Enfin, vu l’évolution dynamique des programmes de sélection et d’obtention variétales dans les différents instituts de recherche, la SODEA, en collaboration étroite avec l’INRA, se doit d’expérimenter d’autres variétés autofertiles et des porte-greffes résistants ou tolérants au Capnode, parasite constituant pour les rosacées à noyau un véritable fléau national. |
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