La lettre de la SODEA numéro 42, mars 2001
La relance de l'olivier[ Retour à la liste des lettres ]
Arbre millénaire, ancré dans le patrimoine de l'humanité depuis les toutes premières civilisations, l'olivier n'a cessé de se développer pour occuper aujourd'hui près de 9 millions d'hectares à travers le monde dont 99 % sont localisés dans les pays du bassin méditerranéen. Les produits de cette espèce "bénie", en plus de leurs vertus gastronomiques et nutritionnelles appréciées depuis la haute antiquité, sont aujourd'hui reconnus pour leur valeur thérapeutique, les mettant à l'honneur comme source précieuse de bien-être pour le corps et l'esprit.

Cependant, cet arbre bien sage qui accepte trop facilement les misères du climat, a souvent été victime de peu d'estime de la part du producteur, ne lui donnant pas ainsi toutes les chances de s'épanouir comme il le devrait. Parallèlement à cette extension plus ou moins anarchique de l'olivier, dont les rendements annuels en zone méditerranéenne ne dépassent guère une à deux tonnes à l'hectare et où les années fastes succèdent aux années maigres, d'autres cultures oléicoles (soja, tournesol, colza, …), mieux maîtrisées par une recherche dynamique et des techniques de pointe, ont subi une croissance rapide, valorisant un prix intéressant à la consommation et exerçant, par là, une concurrence implacable sur l'huile d'olive, allant même jusqu'à interférer sur les habitudes alimentaires des ménagères des pays producteurs.

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