| Les cultures industrielles maraîchères | [ Retour à la liste des lettres ] | ||
Les cultures maraîchères destinées à la transformation (tomate, niora, cornichon, asperge, haricot vert,…) occupent plus de 10.000 ha au Maroc et génèrent une valeur avoisinant annuellement les 230 millions de Dh. Elles jouent ainsi un rôle important dans l’économie du secteur de l’horticulture marocaine.Cependant, comparées aux productions des autres pays méditerranéens qui ne cessent de croître, les réalisations marocaines restent très modestes. En se référant seulement à la tomate industrielle, le Maroc occupe le dernier rang avec une production inférieure à 150.000 T contre 400.000 T en Algérie et 750.000 T en Tunisie. Pour être compétitif dans ce domaine, le Maroc doit encore régler certains problèmes consécutifs d’une part au manque d’intégration verticale entre producteurs et transformateurs, et d’autre part à l’adoption de pratiques culturales traditionnelles. Ces difficultés limitent sérieusement l’approvisionnement en quantité et en qualité des produits à fournir à l’agro-industriel. Les nouvelles donnes de la mondialisation à l’horizon 2010 imposent au Maroc de redresser sa filière agro-industrielle s’il veut devenir un fournisseur dynamique au niveau international. La suppression des subventions accordées par l’UE à ses producteurs joue en notre faveur. De plus, le Maroc dispose non seulement de terroirs et de climats diversifiés, mais aussi d’infrastructures de base adéquates. Il ne lui reste plus qu’à exploiter ces atouts tout en adoptant des technologies de pointe pour développer dès maintenant ce créneau porteur et entrevoir une meilleure vision de l’avenir. Pour accomplir sa mission visant à dynamiser le secteur agricole, la SODEA, consciente de son rôle promoteur dans le développement de cette filière, s’est lancée, depuis la campagne 1997/98, dans les cultures maraîchères de transformation (tomate et niora) et ce, à travers un partenariat actif avec des sociétés agro-industrielles. Débutant avec 66 ha conduits à la raie en 1997/98, pour une production de 3.862 tonnes, la SODEA a mis en place, durant la campagne actuelle (2000/2001), 856 ha de tomate et niora équipés en micro-irrigation pour une production attendue de 48.000 tonnes. Il est incontestable que l’introduction des nouvelles technologies (fertigation, variétés hybrides,…) a permis d’obtenir des résultats très encourageants. En ce qui concerne la tomate, les rendements obtenus ces dernières campagnes dépassent les 70 t/ha avec des pics de 110 t/ha alors que la moyenne nationale est inférieure à 40 t/ha. Les perspectives pour les cinq prochaines années sont ambitieuses compte tenu des volumes sollicités par les partenaires agro-industriels nationaux pour ces produits : 3.000 ha sont programmés pour 2005 ce qui permettra à la SODEA une meilleure valorisation de ses terres nues et une optimisation de ses ressources humaines contribuant ainsi à l’amélioration de la rentabilité de la société. |
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